Survivre au Pervers Narcissique (PN) .

Source initiale :

Le Harcèlement moral     
Edition poche
Marie Françoise Hirigoyen

But de ce travail :

Clarifier les choses.
Compléter l’affaire de mon expérience de terrain.

Comment je vois les choses ?

Je vois les choses comme un combat .
Il y a vous et il y a le ou les harceleurs .
Ils ont leurs armes et leurs stratégies .
Vous ne connaissez rien aux règles de la partie .

Le jeu est totalement asymétrique :

   Vous êtes seul
   Vous ne pratiquez pas ce genre de combat .
   Vous n’avez pratiquement pas d’arme .
   Vous risquez gros dans l’affaire .


Toute la question est de savoir si vous allez :

   Vous débinez : solution que je n’aime pas mais qui me semble « logique » dans la plupart des cas ….
   Engagez le combat : mais ce ne sera pas une mince affaire …

La seule chance de vous en tirer :

La seule chance de vous en tirer est de connaitre convenablement les règles du jeu .
Les règles « réelles » du jeu…

 

Etude du Pervers Narcissique:

Les caractéristiques fondamentales du PN sont les suivantes :

il est « comme çà » ,rien ne le changera , et il ne peut vivre qu’en rabaissant quelqu’un d’autre .
Il n’a aucun remord
 : tout ce qu’il vous fait subir ,c’est de « votre » faute »  .
il n’a aucune limite d’intensité à son agression (la seule chose qui sont susceptibles de le limiter , c’est son entourage (pour autant qu’ils s’engagent dans le combat, ce qui est loin d’être acquis d’avance ..)  ou son chef hiérarchique (pour autant qu’il joue son rôle) .
Il n’a aucune limite de temps à son agression : il vous poursuivra jusqu’à la fin des temps de toutes façons  .
Il n’ a très généralement aucune raison bien établie de vous tomber dessus...la plupart du temps il vous tombe dessus « par hasard ... à vous maintenant de gérer l’affaire ....
Son schéma d’attaque est la plupart du temps « insidieux » ( à peine repérable) et ce n’est qu’occasionnellement qu’il devient très violent mais alors lui sera dans le rôle de la victime outragée qui défend son honneur et vous dans le rôle de l’agresseur ...

 

De façon caractéristique le PN évite toute discussion sur le problème :

  1. Soit il se rend indisponible pour une discussion .
  2. Soit il refuse de discuter  tout simplement .
  3. Soit il s’arrange pour changer insidieusement de sujet .
  4. Soit il  fait une provocation délibérée qui fait que ce sera « vous » qui mettrez fin à la discussion que « vous » avez pourtant sollicité ... 

 

Si le PN ne peut éviter la discussion, il l’élude :

  1. Il évite la discussion par des digressions : railleries, étc ...
  2. Il fait celui qui n’entend pas .
  3. Il répond de façons floues et ambigues.
  4. Il répond avec des termes techniques permettant toutes les interprétations ou étant au contraire totalement inconnus de la victime .


Le PN en famille et au travail.

Deux situations  classiques : le PN et son conjoint , et le PN au travail .
Dans les 2 cas, le départ sera extrêmement « lourd » à paye.
Mais la situation sera sensiblement différente ... :

Au travail :

Séparation signifie départ, signifie chômage, signifie nette diminution des revenus.
Mais ... pour la victime, le départ du travail c’est la fin des relations avec le PN ,et en gros la fin de ses ennuis ....

Dans un couple :

Séparation signifie surtout des problèmes avec les enfants ,et ces problèmes feront que la relation avec le PN ne peut être interrompue ; les enfants seront le lien qui fera que d’une façon ou d’une autre (maladie, droit de visite, anniversaires, études...) le lien avec le PN va  continuer et qui plus es dans les pires conditions possibles pour 2 raisons :

les enfants sont ce qui compte le plus .
la séparation a profondément scandalisé le PN qui cette dois vous en veut « à mort » ....

Donc ... pour la victime, le départ dans un couple, c’est le début de nouveaux (et graves) problèmes avec le PN .

« Avant »,  le sujet du conflit c’était « vous » en tant que conjoint.
« Après », le sujet du conflit ce sera « vous »,mais pas en tant qu’ex-conjoint,ce sera en tant  en tant que parent indigne ...vu que quoi que vous fassiez avec les enfants ,il vous critiquera ,quoi que vous fassiez ....

 

La démarche mentale du PN.

  • Lui est un individu qui a les droits de tout individu .
  • Les autres ne sont pas des individus mais font partie du décor en tant que « choses » .
  • Le décor n’est pas le décor « de tous », mais le théâtre dans lequel le PN va se sentir le seul et unique légitime propriétaire .
  • Il n’agresse jamais personne (c’est ce qu’il pense du moins) mais il ne fait que se défendre (ou défendre le monde contre des gens comme vous ...) .
  • Vous représentez un danger majeur il est donc normal qu’il doive en arriver à des moyens extrêmes .
    Comme c’est « normal » il n’en aura aucun remord .

 

La séquence d’attaque du PN :

La séquence est toujours la même :

T1 : C’est »lui » « qui décide de commencer la phase « 1 » .
C’est une période de séduction qui peut être très longue,
et qui sert à paralyser « définitivement » la victime.

T2 : C’est « lui » qui décide de passer à la phase « 2 » maintenant .
C’est une  période d’agressions continues mais discrètes,.
et qui sert à déstabiliser la victime , à la faire douter d’elle, et à l’user .

T3 : C’est « vous » qui le décidez à passer à la phase « 3 » : vous ne marchez plus, vous vous révoltez..
En réponse lui se sent « victime » (alors qu’il est l’agresseur) e vous attaque sans état d’âme .
C’est une période d’agressions brusques, spectaculaires, et violentes ,
et qui sert à « tuer » la victime .

 

Etude de la victime du PN :

Le PN peut avoir plusieurs types de victime :

La personne qui passe ….parce qu’elle passe tout simplement.
La personne qui s’oppose à lui .
La personne qui dérange .
La personne déjà fragilisée (1 femme parmi tous des hommes ou vice versa, etc ..).
La personne déjà isolée .

La « bonne victime » du PN doit  réagir mais pas trop … juste ce qu’il faut pour rendre le jeu « intéressant » ; une « victime » qui accepte tout absolument tout sans la moindre remarque n’est pas intéressante pour le PN … c’est un peu la tactique de faire « le mort » si on est attaqué par un ours ..à la différence que l’ours se détournera de vous, tandis que le PN lui se servira de vous …

 
Pourquoi la victime se laisse-t-elle faire ?

Plusieurs raisons :

  1. Elle n’est pas très sure qu’il y a effectivement agression .
  2. Elle n’est pas très sure qu’elle n’a pas une part de responsabilité .
  3. Après ce qu’elle a déjà accepté, pourquoi tout d’un coup refuser de continuer ?
  4. Le PN a des qualités qui « jadis lui ont plu.
  5. Le PN a des aspects attachants qui jadis lui ont plu.
  6. Se séparer du PN créerait plus de problèmes encore .
  7. Elle est trop épuisée par le harcèlement pour réagir .
  8. Etc ...


Le « plaisir » du PN .

Le PN est extrêmement content si :

a) il a une « victime » qui se défend un peu mais pas trop .
b) il a une victime qui « s’englue » dans le conflit .
c) il parvient à téléguider une « victime » contre une autre « victime » .
d) pour s’en sortir la victime en arrive à utiliser elle aussi des moyens pervers .

 

Jusqu’où va aller le PN ?

Le PN laissé à lui-même va aller « jusqu’au bout » .

La puissance de ses réactions pourra être extrême
                La durée de ses attaques peut être infinie .

Seulement voilà … la plupart du temps ,il ne peut pas aller « jusqu’au bout » ,

non pas parce qu’il ne le veut pas (si il le veut) ,
                non pas parce qu’il a des remords (il n’en a jamais…).

Mais tout simplement parce qu’autour de lui ..il y a du monde, des témoins (qui vont le gêner) ou des supérieurs hiérarchiques (qui vont (ou qui devraient) lui imposer des limites…) .

Il ira rarement jusqu’au bout (votre mort, licenciement, etc ..) par contre il  peut très bien vous amener à l’asile ou au suicide ... et pour commencer ruiner votre carrière ....
 

 

Le PN au travail.

Au travail le PN est très généralement un supérieur hiérarchique .
Ce n’est pas nécessairement le « grand patron » et donc il se situe généralement « quelque part » dans la pyramide hiérarchique, avec donc « au dessus de lui » des « supérieurs » ,lesquels ont ou devraient avoir un rôle modérateur à jouer .
Seulement ..ils ne l’ont pas toujours ...

Plusieurs situations possibles :

  1. L’attaque peut être si insidieuse qu’elle ne se remarque pas.
  2. L’attaque peut être jugée comme « drôle » un sujet d’animation dans l’entreprise sans plus.
  3. L’attaque peut être jugée déplaisante en soi .
  4. L’attaque peut être jugée déplaisante parce qu’elle nuit à l’image de la société ou à la société elle-même et de façon directe ,sans parler des incapacités de travail qu’elle entraine .


Mais le PN peut avoir « du blindage » le mettant à l’abris des « retours » :

  1. Difficile à licencier prcq « personne protégée » (délégué syndical, parent de qq  ...).
  2. Difficile à licencier  vu son savoir technique .
  3. Difficile à licencier  parce que son remplacement pourrait générer une « guerre de succession » ...
  4. Etc ...

 


Les possibilités de nuisance du PN envers la victime :

Il peut la forcer à partir :

  1. Soit en l’isolant
  2. Soit en lui confiant des tâches sans aucun intérêt voire dégradantes .
  3. Soit en la rendant « malade »

 

Il peut la faire licencier :

  1. Soit en lui attribuant des tâches impossibles à réaliser de telles façons qu’ensuite on pourra lui imputer l’échec .
  2. Soit en réorganisant le poste de travail  de telle façon que son travail disparaisse et que donc on puisse la licencier.
  3. Soit en lui faisant faire ou en l’accusant d’avoir fait une faute grave ...

 

Le public du PN au travail ...

Généralement peu de gens interviennent devant un PN au travail et ce pour plusieurs raisons  possibles :

  1. Généralement le PN est un supérieur.
  2. Généralement  le PN a fait en sorte de dévaloriser et de décrédibiliser la victime « avant » de passer à la phase d’attaque.
  3. Les collègues ne se sentent pas trop concernés et sont très content que les agressions se font sur quelqu’un d’autre et que le PN ne se tourne pas contre eux .
  4. Les collègues sont « contents » de l’animation gratuite qui leurs est offerte...
  5. Les collègues ont un sujet de conversation chaque jour renouvelé .
  6. Personne ne peut concevoir qu’une telle agression ne soit pas justifiée par une grande part de responsabilité de la victime .


La désorganisation d’une société favorise les agissements du PN .
Dans de telles sociétés , rien n’est clairement défini : qui doit faire exactement quoi et de où à où est-il responsable  .
Le PN peut sans problème demander quelque chose qui devrait pouvoir être fait par la victime (si on se base sur l’organigramme théorique)  ,mais qui dans les faits ne pourra pas l’être . Il sera facile ensuite de l’accuser de ne pas l’avoir fait ...

 

Le PN au combat :

Le comportement du PN est toujours le même .
Il est important de le comprendre si vous voulez vous en défendre :

Dans son comportement « usuel »,

Il reste toujours «  à défilé de tourelle » comme on dit en termes militaires, cad qu’il fait en sorte que  lui sache tirer facilement et vous répondre difficilement .

L’agression est brutale, imprévisible, et discrète . Il est tout à fait possible d’être juste à côté de la personne agressée et de ne vous douter de rien ,car cela se passe habituellement par des allusions ,
et on ne comprend les allusions que si on est soi même au courant des tenants et des aboutissants  de l’affaire ce qui est rarement le cas .

Une phrase que je cite souvent en exemple : « La mer est immense » .
Qu’est ce que ça veut dire au juste ?

  • Si c’est sur une plage des Caraïbes entre un homme et une femme, un soir... sur fond de ciel étoilé ...ça veut très probablement dire que des propositions « sérieuses » ne vont pas tarder et qu’en attendant on se la joue « poète » ...
  • Si c’est entre 2 chefs d’Etat ennemis qui se rencontrent ... ça veut peut être bien dire : mes sous marins sont en mer ... tu peux toujours leurs courir après ...

 

 

 

Ripostes efficaces au PN :

L’attaque étant le plus souvent insidieuse ,y répondre de façon violente est la garantie d’une catastrophe : vous allez fournir un argumentaire au PN qui va se retourner contre vous et ce d’autant plus qu’il y a des témoins .

Qu’aurons vu les témoins ? 

a) le PN qui lui n’aura rien fait du tout (de visible en tous les cas)

b) « vous » qui vous serez lancé comme une furie sur un pauvre homme « innocent »


La riposte doit donc être du même type que l’attaque : insidieuse ....

  • Quoi qu’il arrive vous gardez toujours le sourire .
  • Vous ne répondez absolument pas à l’attaque insidieuse (si il vous insulte par contre,vous vous bornez à souligner sa vulgarité et l’incongruité de ses propos .
  • En aucun cas vous ne l’insultez .
  • En aucun cas vous ne le menacez .
  • En aucun cas vous ne suggérez qu’il est « malade »  et qu’il devrait « se soigner » ... vou n'êtes pas médecin,votre avis est donc sans valeur ,et vous allez vous ridiculiser . Par ailleurs on pourra toujours vous accuser d'avoir insulté le PN ...

 

Est-il possible de « Tuer » le PN ?

Oui …mais c’est extrêmement difficile ….

Comment « tuer » (sociologiquement s’entend) le PN ?
Ce n’est pas facile, mais c’est  « jouable » .
C’est  un sport dans lequel il ne faut s’engager que si :

a) vous êtes au moins aussi intelligent que le PN.
b) vous êtes aussi vous-même( en puissance au moins) un PN....
c) vous avez la carapace pour « encaisser » l’agression sans trop de dommage jusqu’au moment où vous êtes en mesure de contre attaquer .
d) vous avez encore suffisamment d’énergie pour contre attaquer .
e) vous connaissez les règles du jeu et votre adversaire …
 

 

Comment faire avant d’engager le combat ?

La première chose à faire est de voir si on en a les capacités ….
Les capacités « intellectuelles » (est on + ou – aussi intelligent que lui ? )
Les capacités « morales ». (a-t-on encore suffisamment d’énergie et de temps ?)
Les prérequis (connaissance psychologique + connaissance des règles du jeu).

La seconde chose à faire est de vérifier son « arrière-boutique » …
Est-on bien sûr et certain que l’on a rien (rien du tout s’entend) à se reprocher ?
La moindre « boulette » peut se transformer en catastrophe si elle tombe dans des mains mal intentionnées .

La troisième chose est d’envisager les conséquence d’une fuite .
La solution la plus aisée et que je recommande la plupart du temps est la fuite ,que ce soit une séparation conjugale (avec le problème des enfants) ou une démission au travail (avec des problèmes financiers ) si on ne s’estime « pas de taille à » …

La quatrième chose est d’apprendre à connaitre l’adversaire .

Votre adversaire est un homme comme les autres .
Actuellement, c’est vous le gibier.
Rien ne vous interdit de s’intéresser à lui comme VOTRE gibier (futur) :
quels sont ses diplômes ?

comment est-il arrivé socialement  là où il est ?
quelles sont ses forces ?
quelles sont ses faiblesses ?
quels sont ses appuis ?
quels sont ses ennemis ou concurrents ?
jusqu’où a-t-il les mains libres pour agir en toute impunité ?
quels sont ses « antécédents ?
etc,etc


Plus le temps passe, plus vous en saurez sur lui  .

Un point à ne jamais négliger ; envisager comment il va réagir devant tout un panel possible de vos réactions à vous .

 

Quelle stratégie adopter « pendant » le combat ?

Il n’y a pas de règle … c’est à vous de voir …

Il faut bien concevoir la partie :

a) vous êtes le plus faible, il est le plus fort .
                b) en règle générale, en tant que  cadre ou  employeur, il a le choix du terrain aussi pour lui.
                c) en règle générale ,en tant que cadre ou employeur ,il a aussi l’initiative du moment de l’ouverture du feu pour lui .... mais c’est beaucoup moins vrai que pour le choix du terrain... vous pouvez vous aussi  (avec un peu de chance) lui tomber sur le poil à l’imprévu .

 

Première conclusion : surtout pas de choc direct avec le  PN  .
 


 

 

La stratégie du « piège à éléphant » .

Le piège à éléphant, c’est votre meilleure arme .
Faut pas rater votre cible ..parce qu’elle ne vous ratera pas ….

Le principe est simple : vous creusez une énorme fosse que vous camouflez avec soin .

Soit vous avez de la chance et il va se mettre tout seul dedans (c’est très peu probable parce qu’il est méfiant …) .
Soit vous le provoquez de telle façon que pour vous atteindre il va devoir immanquablement passer « dessus » aveuglé par sa rage  (c’est là que vous avez le plus de chance de le coincer)

 

Exemple :

Au bureau : pour vous atteindre il doit employer des moyens qui vont créer des dommages à l’entreprise … l’employeur aime pas ça du tout … il risque de se faire virer .

Dans un couple : une agression « au bon moment » peut l’entrainer à raconter et surtout  écrire (une lettre c’est peu probable, mais des SMS, des écrits sur Facebook ou autre  ce l’est beaucoup plus)  de « grosses bêtises » … des menaces de mort par exemple … Les juges aiment pas ça du tout … alors que des harcèlement , menaces et insultes, ils s’en foutent généralement …

 

La stratégie du ring de boxe .

Sur un ring de boxe, il y a les 2 boxeurs, et des centaines de spectateurs .
Si le challenger est battu .. c’est « normal »… pas de conséquences .
Si le challenger envoie le tenant du titre « KO » au premier round, c’est virtuellement fini pour la carrière du « tenant du titre » .

Comment en arriver « là » ?

Il faut avoir en main de quoi envoyer au tapis l’adversaire au premier coup .
Un argument massue, imparable, incontestable (pas un argument parmi d’autre, un argument « mortel »,et immédiatement mortel ...pas « mortel » mais « avec délais » ...) .
Il faut qu’il soit arrêté net dans son élan et qu’il ne s’en relève plus .
Si il se relève,vous êtes "mort" !

Blessé ,même mortellement blessé il risque de vous entrainer dans la mort avec lui ; il n’a plus rien à perdre et peut tout se permettre ....

Pour avoir cet argument …il faudra chercher …. longtemps … mais si vous l’avez , il va s’écrouler devant son public, or son public c’est sa vie sa raison d’être .



 

 

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